La prostitution rock and roll
mai 17, 2007
Oscar et la dame en rose, façon rock n’roll ? c’est Irina Palm de Sam Garbarski. Une grand-mère courageuse travaille dans un sex shop pour payer l’ultime traitement qui sauvera son petit fils. Marianne Faithfull, en rombière, occupe l’écran. Elle nous apprend qu’il n’y a rien de honteux à se prostituer pour une noble cause. Nous ne sommes pas là pour juger. Nous avons plutôt été emballés par le film. L’esthétique rock est maîtrisée. Les plans des corons anglais, de Soho, d’Oxford Circus, et du sex shop de Mikki sont signés par un artiste du 7e art. Il n’est pas question de passer à côté de ce grand moment : une Marianne Faithfull juste et émouvante. Les personnages secondaires sont un peu caricaturaux, mais efficaces. Tout çà, c’est très bien, mais après on se demande si se prostituer reste la vraie solution. Dans un cas extrême pourquoi pas en effet, quand rien n’est mis en place pour aider les familles en détresse. Le film aurait peut-être dû soulever la question. Sam Garbarski a préféré dédramatiser le plus vieux métier du monde en en faisant une histoire d’amour. C’est sans doute le message du cinéma, de Cannes, du festival : çà reste un film !